mercredi 26 mars 2008

II - L’aide précieuse des passeurs...

... de la cache au passage de la frontière
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Circuler en France entre les différentes zones ou rejoindre l’étranger nécessite une autorisation des autorités allemandes : « ausweis » . Néanmoins, Les persécutés et les pourchassés ont comme premier souci d'échapper aux arrestations en franchissant légalement ou illégalement, les frontières vers une destination plus sûre ou un territoire contrôlé par les Alliés.

Ainsi, de 1940 à 1942 franchir la ligne de démarcation, entre zone occupée et zone libre, est un objectif essentiel pour des groupes ou des individus mais cela devient plus difficile tandis que ces tentatives augmentent sans cesse. Dès 1940 on assiste à des passages clandestins de la ligne de démarcation, qui ne cessent jusque à la disparition de celle-ci en 1943 . Jusqu'en 1941, les flux sont importants et concernent surtout les prisonniers de guerre anglais ou belges évadés . Le nombre de passages progresse sensiblement en 1941 et 1942, et cesse lors de la disparition de la ligne de démarcation ( 1943 )

Passer les frontières par la mer ou les airs s’avère périlleux. Les côtes sont particulièrement surveillées, l'ensemble des zones côtières sont déclarées ''interdites'' et on ne peut circuler qu'avec un ''ausweis'' spécifique. De 1946 à 1943 sont organisées des évasions vers l'Angleterre ou la France libre . Leurs départs s'effectuent à partir de petits ports qui sont moins contrôlables, par les occupants et où ils bénéficient de complicités dans le milieu des marins-pêcheurs. Les évasions par la mer sur les côtes de la Manche, de l'Atalantique et de la Méditerranée sont donc très rares et surtout le fait de réseaux orgnisés . Aprés 1942 les côtes bretonnes sont utilisés par les réseaux d'évasions des aviateurs anglais ( création de plusieurs réseaux comme : le réseau ''Var'' (côte nord de la Bretagne ), ou le réseau ''Schelburne'' ( à partir de Plouha ) . Ajoutons que l’on compte très peu de départs par les airs car l'organisation de ceux-ci est plus difficile . Les départs en avion concernent surtout les personnalités et les agents alliés en mission .

La neutralité de la Suisse et de l’Espagne attire les personnes persécutés et pourchassées lorsqu’il s’agit de quitter le territoire national mais se dresse dès lors l’obstacle montagneux d’où la nécessité de passeurs qui agissent le plus souvent par patriotisme mais également, parfois, pour l’argent… S’agit-il d’acte de résistance pour cette dernière motivation? Nous en doutons.En Moselle, le rôle des passeurs est primordial durant tout le conflit du fait de la situation frontalière entre une Moselle annexée et une Meurthe-et-Moselle française. Ainsi de nombreux prisonniers de guerre évadés, réfractaires au S.T.O, déserteurs mais aussi aviateurs alliés ou des juifs (cf ex Pierre Berg ) profitent de l’aide des passeurs locaux.

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