La répression à l’encontre de la Résistance en Moselle est placée sous le commandement du chef de la police et du service de la sûreté en Lorraine (SIPO-SD). Ce dernier peut s’appuyer sur les personnels de trois organes qui traquent les résistants. Les membres du « SD » issus du parti nazi (NSDAP) qui n’hésitent pas à infiltrer des filières de résistance comme le rappelle l’exemple de l’arrestation de la famille Thiam suite à l’infiltration d’agents au service du « SD » se faisant passer pour des prisonniers évadés ! La « Kripo », police criminelle et la redoutée « Gestapo » , police politique, secrète, dont les bureaux se situaient rue de Verdun à Metz sont également au service de la SIPO-SD. Afin de traquer les opposants, s’ajoute la police des frontières, « Grenzpolizei ».
Certains Français participent à cette répression comme le montre les arrestations de résistants par des gendarmes ou des policiers. Soulignons tout de même que certains sont aux côtés des opposants ! En revanche, les Miliciens de Darnant, les membres du PPF (Parti Populaire Français) de Doriot participent activement à la traque des Résistants. Pour ces derniers, le danger vient également des dénonciateurs occasionnels comme dans la vallée de l’Orne en mars 1942 où un traître dénonce la filière d’Andrée François et de Lydwine Stabile. Dix-neuf personnes sont arrêtées par la police allemande !
La répression contre les résistants prend plusieurs formes : interrogatoires menaçants, torture, emprisonnement, représailles contre les familles de résistants, internement comme au fort de Queuleu à Metz ou au camp de Schirmeck en Alsace. Certains Mosellans sont même déportés vers des camps de concentration dont il ne sont jamais revenus, victimes de la barbarie nazie .
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